Comment établir le profil de risque de votre client sur la Suite Majors® ?
Le profil investisseur est la pièce la plus sensible de votre conformité : il ne doit laisser place à aucune interprétation. Le questionnaire de risque de la Suite Majors® sépare ce que le client connaît (test objectif), ce qu'il peut perdre (capacité) et ce qu'il accepte de perdre (tolérance), puis applique une règle de calcul transparente. Chaque réponse est enregistrée automatiquement et horodatée — et le panneau « Cohérence en direct » vous montre le profil se construire au fil des réponses.
Étape 1 : Ouvrez l'onglet « Risques » — le questionnaire en 4 étapes
Dans la fiche de votre client, ouvrez l'onglet “Risques”. Le questionnaire se déroule en 4 étapes affichées en haut : Connaissance & expérience → Capacité & tolérance → Objectifs & horizon → Validation du profil. À droite, le panneau “Cohérence en direct” affiche en permanence le profil investisseur en construction et ses trois jauges : connaissance, capacité de risque (« ce qu'il peut perdre ») et tolérance au risque (« ce qu'il accepte »).
Étape 2 : Connaissance & expérience — déclaratif ET test objectif
Le client déclare d'abord les types de placements qu'il connaît (actions, OPCVM, produits structurés, non coté…). Chaque case cochée déclenche ensuite des questions de vérification objectives (Vrai/Faux) : les questions générales sont posées à tous, les questions par produit n'apparaissent que pour les produits déclarés. La connaissance déclarée et la connaissance vérifiée sont ainsi évaluées séparément — exactement ce qu'attend le régulateur.
Étape 3 : Capacité & tolérance — deux axes bien distincts
C'est la distinction clé du questionnaire. La capacité à subir une perte est objective : part du patrimoine investie, épargne de précaution, perte supportable sans impact sur le niveau de vie. La tolérance au risque est comportementale : ce que le client accepte, ses réactions en cas de baisse. Un client peut avoir les moyens de perdre (capacité haute) sans le vouloir (tolérance basse) — le questionnaire mesure les deux sans les confondre.
Étape 4 : Objectifs & horizon
Buts de l'investissement, part du patrimoine concernée, besoin de liquidité et durée de placement : ces réponses cadrent le profil (un horizon court limite mécaniquement les options dynamiques) et alimenteront la justification du profil comme la déclaration d'adéquation.
Étape 5 : Validation du profil — une règle transparente, pas une boîte noire
Le moteur réconcilie les deux axes et affiche sa règle noir sur blanc : profil retenu = min(capacité, tolérance) — la règle prudentielle ESMA impose de retenir toujours le plus prudent des deux. Les “Contrôles de cohérence” vérifient l'alignement entre capacité, tolérance et connaissance, et les incohérences remontent dans les “Alertes du contrôleur”.
La “Justification retenue” documente le raisonnement axe par axe (connaissances, comportement en cas de baisse, objectifs, durée). Le bouton “Analyser avec l'IA” peut l'enrichir — mais la logique de calcul, elle, reste déterministe : mêmes réponses, même profil, toujours.
Étape 6 : Le questionnaire ESG
Dernière brique du profil : les préférences de durabilité. Si le client souhaite inclure des critères ESG, activez l'interrupteur puis recueillez ses préférences : poids des trois piliers (Environnement, Social, Gouvernance — pour le calcul de la note ESG de son portefeuille) et thématiques à surveiller (jusqu'à 4 par pilier). S'il décline, désactivez l'interrupteur : les documents intégreront automatiquement le paragraphe adapté, avec l'explication ESG réglementaire que vous devez lui fournir.
Le profil de risque et le profil ESG alimentent ensuite directement le recueil, la déclaration d'adéquation et le contrôle d'adéquation des allocations. La suite logique : générer une déclaration d'adéquation.