TAEG et taux d'endettement immobilier : la méthode CGP
Calculer la capacité d'emprunt et le taux d'endettement de votre client avant tout projet immobil...
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« Est-ce que je devrais acheter ou continuer à louer ? » Cette question revient dans presque tous les rendez-vous patrimoniaux, et le client attend rarement une réponse de principe : il attend un calcul. L'arbitrage achat ou location de la résidence principale n'est ni purement financier ni purement émotionnel — c'est un croisement entre point mort, coûts irrécupérables, coût d'opportunité de l'apport et horizon de détention. Ce guide vous donne la méthode CGP pour transformer une intuition (« il vaut mieux être propriétaire ») en démonstration chiffrée, défendable et personnalisée. Pour replacer cet arbitrage dans une vision globale, appuyez-vous sur votre diagnostic patrimonial.
L'arbitrage acheter ou louer consiste à comparer, sur un horizon donné, le coût net de la détention d'un logement à celui de sa location, en intégrant tous les flux et pas seulement la mensualité de crédit face au loyer. Côté CGP, le réflexe juste n'est pas de répondre « l'achat, c'est toujours mieux », mais de poser les bons paramètres :
Un point réglementaire à rappeler au client : la résidence principale est totalement exonérée d'impôt sur la plus-value à la revente, quelle que soit la durée de détention. Cet avantage, documenté par service-public.fr, pèse lourd dans l'arbitrage et distingue nettement la résidence principale d'un investissement locatif.
La Suite Majors® centralise les données patrimoniales du client (revenus, apport, capacité d'endettement, projets) pour modéliser en quelques clics plusieurs scénarios achat ou location et produire un comparatif chiffré présentable en rendez-vous. En savoir plus →
La clé d'un arbitrage honnête, c'est de comparer les coûts irrécupérables de chaque option — c'est-à-dire l'argent qui sort sans jamais créer de patrimoine. Le locataire en a un évident : le loyer. Mais le propriétaire en supporte plusieurs, souvent sous-estimés :
Le bon raisonnement compare donc le loyer évité au cumul des coûts irrécupérables du propriétaire (intérêts + frais d'acquisition étalés + taxe foncière + entretien). Tant que les seconds dépassent le premier, la location reste financièrement plus avantageuse. C'est cette bascule que l'on appelle le point mort.
Le point mort est le nombre d'années à partir duquel l'achat devient moins coûteux que la location, une fois pris en compte tous les coûts irrécupérables et l'éventuelle évolution des prix. C'est le chiffre que votre client veut entendre.
La règle des 5 ans reste une référence pédagogique : en dessous de cet horizon, les frais d'acquisition et les intérêts de début de prêt rendent l'achat rarement rentable. Mais en 2026, avec des taux autour de 3,3 % à 3,5 % et des prix quasi stables (la hausse des loyers étant modérée, de l'ordre de 1,7 % sur un an d'après l'INSEE), ce seuil tend plutôt à s'allonger vers 7 à 8 ans dans de nombreuses configurations.
Le message à faire passer au client est simple : plus l'horizon de détention est long, plus l'achat devient pertinent. À l'inverse, un client en forte mobilité professionnelle, susceptible de revendre sous 4 ou 5 ans, a souvent intérêt à rester locataire et à placer son apport. La durée est l'amortisseur principal du risque de marché.
Apport, capacité d'endettement, loyer évité, coût d'opportunité : la Suite Majors® assemble les données du client et génère un comparatif chiffré clair, à présenter directement en rendez-vous. Dès 50 €/mois, sans engagement.
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L'argument que tous vos clients connaissent — « le loyer, c'est de l'argent jeté par les fenêtres » — est une demi-vérité que le CGP doit savoir nuancer. Le propriétaire perd lui aussi de l'argent (les coûts irrécupérables vus plus haut), et surtout il immobilise son apport.
C'est le coût d'opportunité : un apport de 60 000 € investi dans une résidence principale ne produit aucun rendement financier liquide. Placé sur une enveloppe diversifiée au sein d'un contrat d'assurance-vie, il pourrait générer un rendement annuel non négligeable. Sur 10 ans, l'écart se chiffre en dizaines de milliers d'euros et doit figurer dans tout comparatif sérieux.
Le locataire « malin » est celui qui paie un loyer et investit chaque mois la différence entre ce loyer et la mensualité de crédit qu'il aurait supportée. C'est précisément ce scénario que le calcul doit objectiver : la location n'est défavorable que si le client ne place pas son apport et son épargne disponible. Pour aider le client à choisir le bon véhicule de placement de cet apport, reportez-vous à notre méthode pour choisir l'enveloppe fiscale selon le profil.
Voici une trame en 6 étapes pour construire un arbitrage achat ou location chiffré, reproductible d'un client à l'autre :
Le simulateur d'amortissement intégré à la Suite Majors permet de produire rapidement le tableau d'amortissement du crédit, brique indispensable pour isoler la part d'intérêts irrécupérables année par année.
Ne présentez jamais un seul chiffre. Montrez au client le croisement à 5, 10 et 15 ans : c'est en voyant où les deux courbes se croisent qu'il s'approprie réellement la décision et perçoit la valeur de votre conseil.
Prenons un cas type : un cadre de 38 ans, locataire d'un appartement à 1 100 €/mois, envisage d'acheter un bien équivalent à 300 000 € avec 60 000 € d'apport, financé sur 20 ans à 3,4 %. Voici le comparatif simplifié des coûts irrécupérables annuels :
| Poste (par an, moyenne) | Scénario location | Scénario achat |
|---|---|---|
| Loyer payé | ≈ 13 200 € | — |
| Intérêts d'emprunt (moyenne) | — | ≈ 6 800 € |
| Frais d'acquisition étalés sur 10 ans | — | ≈ 2 200 € |
| Taxe foncière | — | ≈ 1 300 € |
| Entretien + charges non récup. (≈ 1 %) | — | ≈ 3 000 € |
| Coût d'opportunité de l'apport (≈ 3 %) | — | ≈ 1 800 € |
| Total coûts irrécupérables / an | ≈ 13 200 € | ≈ 15 100 € |
Sur les premières années, l'achat coûte ici plus que la location en flux irrécupérables. Mais chaque mensualité rembourse aussi du capital (constitution de patrimoine) et le bien peut s'apprécier. Au-delà du point mort — autour de 7 à 8 ans dans cet exemple — l'amortissement du capital et l'exonération de plus-value font basculer l'arbitrage en faveur de l'achat. Ce tableau n'est qu'illustratif : chaque paramètre (taux, loyer local, fiscalité) doit être personnalisé.
Un bon arbitrage ne se réduit jamais au seul chiffre. En tant que CGP, vous devez replacer la décision dans la stratégie patrimoniale globale du client :
C'est là que la valeur du conseil patrimonial s'exprime : non pas trancher à la place du client, mais lui fournir un arbitrage achat ou location transparent, chiffré et resitué dans son projet de vie. Un bilan patrimonial complet reste le cadre idéal pour cette décision structurante.
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La Suite Majors® est accessible dès 50 €/mois, sans engagement. Le modèle tarifaire est flexible et basé sur l'usage : vous ne payez que ce que vous utilisez. Une démonstration gratuite est disponible pour découvrir la plateforme.
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L'arbitrage achat ou location est l'un des calculs les plus attendus par vos clients — et l'un des plus mal compris. En objectivant le point mort, les coûts irrécupérables des deux options et le coût d'opportunité de l'apport, vous transformez une croyance (« il faut être propriétaire ») en démonstration patrimoniale rigoureuse.
La Suite Majors® vous aide à produire ce comparatif chiffré en rendez-vous, à partir des données réelles du client, et à le resituer dans une stratégie patrimoniale globale. Un conseil clair, chiffré et personnalisé : c'est ce qui distingue le CGP d'un simple courtier.
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