TMI 30 % ou 41 % : quels leviers de défiscalisation proposer ?
Identifier les bons leviers selon la tranche d'imposition de votre client : PER, déficit foncier, dons, holding...
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La question du PFU ou option barème sur les revenus mobiliers revient systématiquement en rendez-vous client. Depuis le 1er janvier 2026, le prélèvement forfaitaire unique (PFU) est passé à 31,4 %, rendant le choix encore plus stratégique. Dividendes d'actions, intérêts d'obligations, coupons de fonds… chaque catégorie de revenu mobilier mérite une analyse précise selon le profil fiscal de votre client. Ce guide vous propose une méthode structurée pour arbitrer efficacement entre flat tax et barème progressif, en tenant compte des nouvelles règles 2026. Pour une vision globale de l'optimisation fiscale, consultez également notre article sur les leviers de défiscalisation selon la TMI.
La Suite Majors® intègre un simulateur impôt sur le revenu qui calcule automatiquement le différentiel PFU/barème pour chaque client. Comparez les deux options en quelques secondes, directement en rendez-vous. En savoir plus →
Le prélèvement forfaitaire unique, communément appelé flat tax, est un mode d'imposition forfaitaire applicable aux revenus du capital financier. Introduit par la loi de finances 2018, il permet d'imposer l'ensemble des revenus mobiliers à un taux unique, simplifiant ainsi la déclaration et offrant une prévisibilité fiscale pour les épargnants.
Depuis le 1er janvier 2026, le taux global du PFU est fixé à 31,4 %, réparti comme suit :
Ce taux s'applique par défaut à la grande majorité des revenus mobiliers perçus hors enveloppe fiscale. Sont notamment concernés :
À noter : les revenus fonciers issus de SCPI détenues en direct ne sont pas soumis au PFU — ils relèvent du barème progressif et des prélèvements sociaux à 17,2 %. De même, les produits générés au sein d'une assurance-vie ou d'un PEA bénéficient de leur propre régime fiscal dérogatoire. Pour en savoir plus, consultez notre guide sur la simulation d'assurance-vie en rendez-vous client.
Le mécanisme du PFU est simple : lorsque votre client perçoit des revenus mobiliers, un prélèvement forfaitaire non libératoire (PFNL) de 12,8 % est prélevé à la source par l'établissement financier au moment du versement. Ce prélèvement constitue une avance sur l'impôt définitif, régularisé lors de la déclaration de revenus.
Les prélèvements sociaux (18,6 %) sont, eux, définitivement prélevés à la source. Il n'y a donc aucune régularisation en fin d'année sur cette fraction.
En l'absence de toute démarche de la part du contribuable, le PFU s'applique automatiquement. C'est le régime par défaut. Pour opter pour le barème progressif, le client doit cocher la case 2OP de sa déclaration de revenus. Cette option est globale : elle s'applique à l'ensemble des revenus mobiliers et plus-values de l'année, sans possibilité de panachage entre PFU et barème sur différents revenus.
L'option barème (case 2OP) est globale et irrévocable pour l'année en cours. Si votre client a à la fois des dividendes favorables au barème et des plus-values mobilières plus avantageuses au PFU, l'option barème s'appliquera aux deux catégories. Il faut toujours calculer le résultat net consolidé avant de prendre la décision.
L'option pour le barème progressif (case 2OP) permet de soumettre les revenus mobiliers aux mêmes tranches d'imposition que les revenus ordinaires. Elle ouvre droit à deux avantages fiscaux que le PFU ne permet pas :
Ces deux mécanismes rendent l'option barème particulièrement intéressante pour les clients dont la tranche marginale d'imposition (TMI) est faible. Voici les règles générales à retenir :
La Suite Majors® intègre un simulateur fiscal qui compare automatiquement les deux options selon le profil de votre client : TMI, nature des revenus, CSG déductible. Gagnez du temps en rendez-vous et sécurisez vos préconisations.
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Le tableau ci-dessous illustre, pour 10 000 € de dividendes bruts perçus sur compte-titres ordinaire, l'imposition totale selon le mode d'imposition choisi et la TMI du client (données 2026) :
| TMI du client | Imposition PFU (31,4 %) | Imposition barème + abattement 40 % | Option recommandée |
|---|---|---|---|
| 0 % (non imposable) | 3 140 € | ~1 860 € (PS seuls, IR = 0) | Barème |
| 11 % | 3 140 € | ~2 526 € (IR sur 6 000 € + PS) | Barème |
| 30 % | 3 140 € | ~3 460 € (IR sur 6 000 € + PS) | PFU |
| 41 % | 3 140 € | ~4 320 € (IR sur 6 000 € + PS) | PFU |
| 45 % | 3 140 € | ~4 620 € (IR sur 6 000 € + PS) | PFU |
Calcul simplifié sur dividendes avec abattement 40 % applicable, avant CSG déductible. Les montants sont indicatifs et doivent être affinés au cas par cas (revenu de référence, situation familiale, autres revenus de l'année).
Sur des intérêts d'obligations ou de comptes à terme, le raisonnement est différent : il n'y a pas d'abattement de 40 %. Dans ce cas, l'option barème est avantageuse uniquement si la TMI est strictement inférieure à 12,8 %, c'est-à-dire pour les clients non imposables ou à la tranche 0 %. Dès la TMI de 11 %, le résultat doit être calculé en tenant compte de la CSG déductible.
Pour les clients qui perçoivent à la fois des dividendes et des intérêts, il faut réaliser un calcul consolidé sur l'ensemble des revenus mobiliers, car l'option barème est globale. L'assistant fiscal de la Suite Majors® permet de réaliser ce calcul en intégrant automatiquement tous les revenus déclarés du client.
Jusqu'au 31 décembre 2025, l'option pour le barème progressif (case 2OP) était irrévocable : une fois cochée lors du dépôt de la déclaration de revenus, il était impossible de revenir en arrière. Cette contrainte pénalisait les contribuables qui avaient fait un mauvais calcul ou dont la situation avait évolué en cours d'année.
Depuis le 1er janvier 2026, cette règle a changé. L'option barème est désormais révocable dans un délai de droit commun de réclamation. Concrètement, pour les revenus mobiliers perçus en 2026 (déclarés en 2027), il sera possible de modifier le choix initial jusqu'au 31 décembre 2029 (deux ans après la mise en recouvrement de l'impôt 2026, prévue courant 2027).
Cette réforme est une opportunité concrète pour les CGP : vous pouvez désormais conseiller vos clients de cocher prudemment la case 2OP si vous pensez que le barème sera plus favorable, et corriger l'option ultérieurement si le calcul définitif révèle l'inverse. La décision n'est plus irréversible en cours d'année.
En pratique, cela signifie qu'il vaut mieux documenter soigneusement votre préconisation dans le dossier client, en précisant sur quelle base de calcul vous avez recommandé l'une ou l'autre option. Cette traçabilité protège le CGP dans le cadre du devoir de conseil et facilite l'éventuelle correction de l'option.
Pour mener un arbitrage PFU/barème efficace en rendez-vous, voici la méthode en 5 étapes recommandée :
Madame D. perçoit 8 000 € de dividendes de sa SAS et 3 000 € d'intérêts d'obligations sur son compte-titres ordinaire. Sa TMI est de 30 %.
Scénario PFU : (8 000 + 3 000) × 31,4 % = 3 454 €
Scénario barème :
— Dividendes : 8 000 × 60 % × 30 % = 1 440 € (IR) + 8 000 × 18,6 % = 1 488 € (PS) = 2 928 €
— Intérêts : 3 000 × 30 % = 900 € (IR) + 3 000 × 18,6 % = 558 € (PS) = 1 458 €
— Total barème : 4 386 € (avant CSG déductible de ~748 € l'an prochain)
Conclusion : Le PFU est plus avantageux de 932 € pour Madame D. Recommandation : ne pas cocher la case 2OP.
Pour les clients non imposables ou à la TMI de 11 %, la situation est souvent inversée. Par exemple, un retraité percevant 5 000 € de dividendes avec une TMI de 11 % économiserait environ 500 € en optant pour le barème progressif plutôt que le PFU. Dans ce cas, il convient de cocher systématiquement la case 2OP.
Enfin, pensez à vérifier si votre client bénéficie d'une dispense de prélèvement à la source. Les contribuables dont le revenu fiscal de référence de l'avant-dernière année est inférieur à 25 000 € (célibataire) ou 50 000 € (couple) peuvent demander à être dispensés du PFNL de 12,8 %, et ne payer l'IR qu'au moment de la déclaration. Cette dispense doit être demandée avant le 30 novembre de l'année précédente auprès de l'établissement financier. Pour en savoir plus sur les obligations déclaratives, consultez le guide de l'administration fiscale sur les revenus mobiliers.
La complexité de cet arbitrage illustre pourquoi les CGP ont besoin d'outils de simulation performants. La Suite Majors® intègre un simulateur IR qui prend en compte l'ensemble de ces paramètres pour produire un comparatif clair et documentable. Cette traçabilité est aussi un atout précieux en cas de contrôle AMF ou ACPR : votre raisonnement fiscal est archivé dans le dossier client, avec les hypothèses retenues et la date de la préconisation.
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L'arbitrage entre le PFU à 31,4 % et l'option barème progressif est l'un des leviers de conseil à plus forte valeur ajoutée pour les CGP. Il mobilise plusieurs variables — TMI, nature des revenus, abattement 40 %, CSG déductible — et doit être recalculé chaque année en fonction de l'évolution de la situation fiscale du client.
La grande nouveauté 2026 — la révocabilité de l'option barème — offre plus de flexibilité dans la prise de décision, mais n'exonère pas d'un calcul rigoureux dès le départ. Documenter votre préconisation et les hypothèses retenues reste indispensable pour couvrir votre responsabilité de conseil.
La Suite Majors® vous aide à réaliser ces comparatifs en temps réel, à archiver vos analyses dans le dossier client et à préparer des rendez-vous fiscaux structurés et traçables.
Pour aller plus loin : consultez notre guide sur les leviers de défiscalisation à la TMI 30 % ou 41 % et notre article sur les revenus fonciers et leur impact sur l'IR.
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